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Commune de Savournon
Val de Channe
faunes & flores

Les Plantes

Les botanistes et les forestiers fournissent des données intéressantes et détaillées sur la flore naturelle de Savournon. Citons d’abord l’Atlas de la flore des Hautes-Alpes, par Edouard Chas, publié en 1997, et les travaux du Conservatoire botanique alpin de Gap-Charance ; ensuite, commandée par la Région et le Département, et avec la participation des organismes forestiers, une étude datant de 1997 sur le catalogue des stations forestières du Buëch, élaborée par Valérie Pigeon sous la direction de Jean-Claude Rameau, indique très clairement les causes de la répartition des espèces botaniques. On y rappelle que la flore de la région est caractérisée par un ensemble d’espèces végétales de même origine géographique, appartenant aux groupes d’espèces montagnardes, supraméditerranéennes et méditerranéennes..
Les espèces montagnardes sont le Sapin et le Hêtre, l’Erable à feuille d’Obier, l’Actée en épi, la Dentaire pennée, le Lys martagon, le Sceau de Salomon verticillé et le Prénanthe pourpre. Les espèces montagnardes spéciales aux Alpes du sud sont le Calament à grandes fleurs, le Gaillet aristé, le Géranium noueux, le Trochiscanthe nodiflore.
Les espèces supraméditerrénéennes sont l’Astragale de Montpellier, la Coronille arbrisseau, le Cytise à feuilles sessiles, le Genêt cendré, l’Hellébore fétide, l’Inule des montagnes, la Germandrée des montagnes.
Les espèces méditerranéennes sont l’Aphyllante de Montpellier, la Catananche bleue, la Centaurée en panicule, le Sumac fustet, le Dorycnium à cinq folioles, l’Echinops, la Germandrée blanc brillant et le thym.
Ces cortèges floristiques se répartissent eux-mêmes en fonction de l’altitude, de l’exposition, qui font varier le climat local, c’est-à-dire la température et la hauteur de pluie, déterminant ainsi des étages de végétation : à Savournon, on rencontre l’étage supra méditerranéen, ou encore collinéen, et l’étage montagnard. Il s’ajoute des variations dues à la roche et au sol qui la recouvre, suivant que l’on se trouve dans des zones d’éboulis, sur des marnes et calcaires marneux ou sur des alluvions fluvio-glaciaires. L’étage de végétation montagnard apparaît à Savournon à partir de 1000 m environ aux expositions d’ubac, (c’est-à-dire au nord), dans le bois de Faye, au nord de Revuère, et sur Arambre. Il commence à une altitude supérieure, de l’ordre de 1200 m à l’exposition de l’adrech (ou adret, c’est-à-dire au sud ou sud-ouest) dans le versant de la montagne d’Aujour.. Nous disposons grâce au catalogue de quatre relevés faits dans la commune dans le bois de Faye.
Le relevé n° 433 a été effectué dans une hêtraie-chênaie pubescente de versant est sous le col de Faye. La roche-mère est constituée de marnes callovo-oxfordiennes avec quelques alluvions plus ou moins riches en argile en surface. Le relevé floristique comporte pour les arbres le chêne pubescent (ou chêne blanc) avec quelques pieds de hêtre.
Pour les arbustes et les herbes : les espèces qui supportent de grandes variations de conditions  de sol ou de climat sont : le Hêtre, l’Aubépine monogyne, le Troène et le Genévrier commun (appelé localement « chaï ») pour les arbres et arbrisseau et pour les herbes, la Renoncule crochue, le Brachypode penné, la Campanule à feuilles rondes, la Gesse printanière, l’Euphorbe douce ; l’Hépatique à trois lobes, la Violette des bois, l’Eperviaire des murs et la Solidage verge d’or.
Une espèce aimant l’humidité et l’ombre : la Sanicle d’Europe.
Espèces de tempérament moyen : le Prénanthe pourpre et le Calament à grandes fleurs.
Espèces supportant la sécheresse : la Coronille arbrisseau, l’Erable à feuilles d’Obier, le Brome dressé, la Campanule à feuilles de Pêcher, la Laîche glauque, la Céphalanthère à grandes fleurs la Laîche des montagnes, le Cirse tubéreux, la Raiponce orbiculaire et l’asperge à feuilles ténues.
 
Le relevé 434 est une lavandaie dans le bois de Faye, à 830 m d’altitude, en exposition nord-est, avec une pente de 5 %, sur marnes noires surmontées de dépôts argilo-caillouteux.  Il n’y a ni arbres ni buissons.
Espèces aimant la sécheresse et le soleil : La Lavande vraie, la Carline à feuilles d’Acanthe, l’Inule des montagnes, l’Ononide épineux, la Mélique ciliée, la Carduncelle de Montpellier, la Germandrée des montagnes, le Fumana procumbens, la Laîche de Haller, l’Echinops ritro, le Plantain cynops.
Deux espèces aimant la sécheresse : la Germandrée petit Chêne et la Laîche humble.
Espèces aimant le soleil et supportant la sécheresse : la Fétuque des moutons, le Panicaut champêtre (c’est près de lui que l’on trouve le « royal » ou Pleurote du Panicaut, champignon très apprécié à Savournon), la Carline vulgaire, l’Epervière pileuse, l’Achillée mille feuilles, l’Anthyllide vulnéraire, le Gaillet vrai, l’hippocrépide en toupets, l’Euphorbe petit Cyprès, le Brome dressé, l’Aspérule de l’Esquinancie et la Brunelle vulgaire.
Espèce aimant la sécheresse et la chaleur : la Germandrée Polium.

Le relevé de la hêtraie xérophile (aimant la sécheresse) a été effectué à, à une altitude de 780 m, en exposition Nord, avec une pente de 15 %,, sur un sol argileux reposant sur des marnes du callovo-oxfordien. Les arbres constituant le couvert sont des Hêtres, et des pins sylvestres, quatre fois moins nombreux..
Espèces aimant la sécheresse : le Chêne pubescent, l’Amélanchier à feuilles rondes, la Germandrée petit Chêne, la Globulaire à feuilles en cœur, la Carline à feuilles d’acanthe, l’Anthyllide des montagnes, la Lavande, l’Ononide épineux, le Fumana procumbens.
Espèces supportant la sécheresse : l’Alisier blanc, le Lotier corniculé, l’Euphorbe petit cyprès, la Laîche des montagnes, l’Aspérule de l’Esquinancie, le Céphalanthère à grandes fleurs, la Potentille printanière, le Brome dressé, la Centaurée jacée, l’Hippocrépide à toupets.
Espèces à large tolérance vis-à-vis des conditions de sol et de climat : le Genévrier commun, l’Aubépine monogyne, le Cornouiller sanguin, l’Euphorbe douce, le Brachypode des bois, l’Hépatique à trois lobes, la Marguerite, l’Epervière des murs, l’Hylocomie brillante, le Dicrane en balai (mousse).
Plante de litière : la Pyrole unilatérale.

Le relevé 443 est une hêtraie à tilleul sur éboulis, en exposition nord dans le bois de Faye, à une altitude de 1200 m et sur une pente de 70%, la roche-mère étant constituée de calcaires marneux du Kimméridgien.
Les arbres sont des Hêtres accompagnés de Tilleuls à larges feuilles avec quelques Erables à feuille d’obier..
Espèces à tendance hygrosciatique (humidité et ombre) : Le Camerisier des Alpes, le Rosier des Alpes, l’Erable sycomore, l’Aspérule odorante, la Dentaire pennée, le Géranium herbe à Robert, l’Epervière faux Prénanthe.
Espèces à exigences moyennes : Le Noisetier, le Gaillet aristé, le Groseillier des Alpes, le Calament à grandes fleurs.
Espèces supportant des conditions de sol et de climat variées : Le Tilleul à larges feuilles, le Hêtre, le fusain à larges feuilles, la Gesse printanière, la Fétuque hétérophylle, le Muguet, l’Hépatique à trois lobes, la Mercuriale pérenne, l’Epervière des murs, la Campanule à feuilles rondes.
Espèces supportant la sécheresse : l’Erable à feuilles d’Obier, la Campanule à feuilles de pêcher.
Espèce aimant la sécheresse : La Mélisse à feuilles de Mélisse.
Ces relevés botaniques de stations de forêts ou de landes nous ont fait connaître l’essentiel des arbres et des plantes « naturels » ou « sauvages » qui poussent à Savournon sans y avoir été introduits par les paysans ou les forestiers. Il faut aussi ne pas oublier les arbres qui poussent le long des ruisseaux et torrents, le Frêne, le peuplier noir et le peuplier blanc, mais aussi deux espèces qui ne sont pas répandues sur toute la commune :
Le Genévrier thurifère se trouve au sud, sur le versant sud de Revuère et dans le voisinage du pas de Jubéo. Il existe des pieds de cet arbre auxquels on attribue plusieurs siècles. En France, on ne le trouve qu’à proximité de la Durance, mais il descend jusqu’à l’Atlas marocain. Il est accompagné d’un arbuste bien connu à Savournon, le cerisier de Mahaleb ou de Sainte-Lucie, mieux connu sous le nom de « pétouri », dont on fait macérer les petites cerises noires, récoltées au moment de la moisson, dans de l’eau de vie pour fabriquer une liqueur qui a des vertus digestives.
La tulipe sylvestre est cette gracieuse fleur jaune, aux pétales pointus, qui fleurit dans les prés et dans les champs, sur les talus, après Pâques  De nombreux promeneurs viennent la cueillir, mais il faut savoir que c’est une plante protégée sur le plan national, car elle est en diminution. ; dans le département, elle se trouve surtout à Savournon, mais on la rencontre aussi à Montrond, Chabestan, Sigottier, Orpierre, Jarjayes et Chateauroux.
Nous avons cité les arbres et plantes qui sont les plus répandus à Savournon, mais le nombre d’espèces (ou sous-espèces) est bien plus élevé, puisque le Conservatoire botanique alpin de Gap-Charance en a dénombré 337, parmi lesquelles 45 sont protégées, dont voici la liste :
Adonis d’été, Adonis flammea, Asperge à feuilles étroites, Astragale austral, Anacamptis pyramidal (orchidée), Bifora radians, Buplèvre à feuilles rondes, Buis, Cameline à petits fruits, Cardamine à sept feuilles, laîche digitée, laîche de rive, Centaurée bleue, Céphalanthére à longues feuilles (orchidée), muguet de mai, cornouiller sanguin, Cotoneaster du Dauphiné, Orchis tacheté(orchidée), Falcaria commune, Fétuque cendrée, Gagée poilue, Gaillet odorant, Gaillet pusillum, Genêt cendré, Goodyère rampante (orchidée), Orchis moucheron (orchidée), Himantoglosse barbe de bouc,(orchidée) Genévrier thurifère, Lis Martagon, Lin à fleurs de campanule, Listère ovale (orchidée), Muscari chevelu, Myricaire d’Allemagne, Ophrys de la Drôme (orchidée), Ophrys mouche (orchidée), Orchis pourpre (orchidée), Platanthère à deux feuilles (orchidée) ¨Platanthère à fleurs verdâtres (orchidée), Sanicle d’Europe, Saxifrage calleuse, Germandrée dorée, Tulipe sylvestre, Orme de montagne, Violette de Jordan, Violette des Pyrénées.

               
Trois plantes protégées: Himantoglosse barbe de bouc... Ophrys de la Drôme... Tulipe sylvestre


Les animaux

Des animaux sauvages de taille moyenne ou grande, ne subsistaient jusqu’ à une date récente que le sanglier, plutôt en augmentation, le renard, le blaireau et le lièvre, en diminution comme le lapin de garenne. Le loup semble avoir été présent au moins jusqu’à la révolution, puisqu’on note en 1792 qu’une récompense avait été attribuée à Gaudemar, de Serres, pour en avoir tué un. Le chamois a été réintroduit récemment et semble se maintenir sur les pentes de la montagne d’Aujour. Le chevreuil, lui, absent depuis longtemps de la moitié sud de la France, se multiplie avec facilité après les lâchers de repeuplements faits par la Fédération des chasseurs il y a quelques années.
Chez les autres animaux vertébrés, petits mammifères, oiseaux et batraciens, il faut donner la liste des espèces protégées par des directives européennes ou nationales et présentes à Savournon. Un inventaire de ce patrimoine naturel a été établi par le Centre de recherches alpin sur les vertébrés de Gap :

Mammifères : Ecureuil, Musaraigne aquatique
Oiseaux :  Aigle royal, Alouette lulu, Bruant ortolan, Busard cendré, Buse variable, Caille des blés, Circaète Jean-le-Blanc, Crave, Engoulevent d’Europe, Faucon hobereau, Faucon pèlerin, Fauvette grise, Hibou petit-duc, Huppe fasciée, Milan noir, Perdrix grise, Perdrix rouge, Pie-grièche écorcheur, Pie-grièche grise, Torcol fourmilier.
Batraciens : Crapaud accoucheur, Grenouille rousse, Salamandre tachetée

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